Archives du mot-clé Roman

Continents à la dérive … Russell Banks

Continents à la dérive de Russell Banks
Résumé : Un réparateur de chaudières dans une petite ville du New Hampshire abandonne son quotidien misérable et part pour la Floride avec sa famille, attiré par un nouvel avatar du rêve américain. A plusieurs milliers de kilomètres de là, une jeune Haïtienne fuit la violence et la pauvreté de son pays natal pour rejoindre l'Amérique... de ses rêves. Les deux destins finiront par se croiser dans cet ample roman sur l'errance et l'injustice dont Marc Chénetier (le traducteur) dit que " l'histoire y est, d'entrée, vue de très haut, à l'aune des temps géologiques et des mouvements climatiques ".
Deux histoires dans ce même livre. Celle de Bob Dubois, un Américain en quête de reconnaissance et d'argent et celle de Vanise Dorsinville, une Haïtienne qui fuit son pays et la misère. Deux destins qui vont se croiser en cette fin du XXème siècle. Ambiance tendue, glauque parfois mais on se laisse happer par ces personnages et leur destin tragique. Une autre façon d'aborder l'Amérique, dont je ne me lasse pas, et l'immigration entre autre.

Lorsque j’étais une œuvre d’art … Eric-Emmanuel Schmitt

Lorsque j’étais une œuvre d’art de Eric-Emmanuel Schmitt
Résumé : Lorsque j'étais une œuvre d'art est un livre sans équivalent dans l'histoire de la littérature, même si c'est un roman contemporain sur le contemporain. Il raconte le calvaire d'un homme qui devient son propre corps, un corps refaçonné en œuvre d'art au mépris de tout respect pour son humanité. Malléable, transformable, il n'est plus qu'un corps sans âme entre les mains d'un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupule.
Du grand Schmitt ! J’ai adoré…. C’est vrai que le début à été laborieux… Pas facile d’entrer dans cet univers surréaliste. Je me demandais où il voulait en venir avec ces situations Ubuesques, improbables et tordues. Mais ma curiosité a été la plus forte et je ne l’ai pas regretté ! A la fin du premier tiers, tout bascule et tout devient limpide, chaque situation prend un sens et nous renvoie à ce que l’on vit chaque jour. Cette parabole éclaire de façon originale les rapports entre l’art, la beauté, l’argent, la notoriété, le buzz, le corps, l’âme, la société et l’humain ; et nous aide à ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure. A la fois romanesque et philosophique, ce récit m’a enchanté, et je me sens plus riche d’une vision nouvelle sur moi-même et sur les autres.

Le polygame solitaire …. Brady Udall

Le polygame solitaire de Brady Udall
Résumé : Après Le Destin miraculeux d'Edgar Mint, Brady Udall raconte l'histoire exceptionnelle d'une famille non moins exceptionnelle. À quarante ans, le très mormon Golden Richards, quatre fois marié et père de vingt-huit enfants, est en pleine crise existentielle. Son entreprise de bâtiment bat de l'aile, son foyer est une poudrière minée par les rivalités et les menaces d'insurrection. Rongé par le chagrin depuis la mort de deux de ses enfants, il commence sérieusement à douter de ses qualités de père et de sa capacité à aimer. Golden Richards, tragiquement fidèle à ses idéaux, se sent seul. Mais dans le désert du Nevada, il va découvrir que l'amour est une mine inépuisable. Porté par une verve aussi féroce qu'originale, Le polygame solitaire nous parle avec humour du désir et de la perte, de la famille et de l'amour.
Plus de 700 pages qui une fois commencées, deviennent difficiles à lâcher. Au début, j'ai choisi ce livre pour entrer dans le monde fermé des Mormons mais au final, j'ai adoré retrouver Golden Richard, ses 28 enfants et ses 4 épouses. Tous les thèmes de la famille sont présents, du coup ils nous font nous émouvoir, sourire et même rire. Le style de l'auteur est agréable, à la fois drôle et relevé.

Rien ne s’oppose à la nuit … Delphine de Vigan

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan
Résumé : « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
Une saga familiale racontée un peu comme une enquête journalistique mais qui reste toujours touchante et élégante. Le récit est d’une grande force, mais reste plein de délicatesse malgré la noirceur du propos : il y est question de mémoire familiale, de transmission, de suicide, d’inceste et de la reproduction des schémas familiaux, mais jamais de jugement, de coupable, ou de regrets. Et malgré ce style détaché, presque journalistique, l’effet est bouleversant. J’ai beaucoup aimé ce livre et je le conseille vivement.

PS : i love you … Cecilia Ahern

PS : I love you de Cecilia Ahern
Résumé : Quand on trouve l’âme sœur, on croit que le bonheur sera éternel. C’est ce que pensait Holly jusqu’à la mort de Jerry. A 30 ans, elle se retrouve seule, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise : dix lettres qui forment une liste de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, il lui adresse un message d’amour et de courage : elle sera heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu’elle est : belle et triste à la fois
Une fois passé la tristesse du décès de Jerry, c’est une suite de beaux sentiments qui nous transportent tout au long de ce roman. J'ai adoré le rythme du livre puisque nous sommes emportés par l'histoire qui nous délivre 10 magnifiques lettres. On les attend avec le personnage, on dévore le roman. Une histoire de filles...que nous devrions faire lire à nos hommes!

Pas mieux … Arnaud Le Guilcher

Pas mieux de Arnaud Le Guicher
Résumé : Quinze ans après « En moins bien », un soir de Noël, Emma revient… avec le fiston ! Au Etats-Unis, la rencontre d’un père alcoolique avec son fils, adolescent gothique de 15 ans.
J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Sûrement parce que c’est la suite de « En moins bien » que je n’ai pas lu ! Les personnages se dévoilent lentement, le ton est décontracté, voire familier et plein d’humour. L’auteur nous fait des clins d’œil dont certains ne prennent tout leur sens qu’à la fin. Après une mise en place au ralenti, les événements s’enchaînent, les personnages sortent de leur torpeur et on est pris par l’action. Un très bon moment. Je lirai volontiers le précédent (En moins bien) ou le suivant (Pile entre deux) !