Archives pour la catégorie * bof!

Justine ou les malheurs de la vertu … Le Marquis de Sade

Justine ou les malheurs de la vertu du Marquis de Sade
Résumé : Rejetant la douce nature rousseauiste, Sade dévoile le mal qui est en nous et dans la vie. La vertueuse Justine fait la confidence de ses malheurs et demeure jusque dans les plus scabreux détails l'incarnation de la vertu. Apologie du crime, de la liberté des corps comme des esprits, de la cruauté, « extrême sensibilité des organes connue seulement des êtres délicats », l'oeuvre du marquis de Sade étonne ou scandalise. « Elle paraît bien n'être, dit Klossowski, qu'un seul cri désespéré, lancé à l'image de la virginité inaccessible, cri enveloppé et comme enchâssé dans un cantique de blasphèmes. » C'est aussi une oeuvre d'une poésie délirante et pleine d'humour noir.
C’est mon premier Sade et je dois dire que : Beurk ! Vous en parler m’a conduite à m’informer un peu sur cet auteur à l’origine du sadisme et, dixit wikipédia : Donatien Alfonse François Sade a été à l’origine de scandales dignes de ses écrits qui lui ont valu de passer 13 ans en prison où il est devenu écrivain, par provocation ou par manque, ses œuvres lui servant d’exutoire et de fantasmagories – œuvres qui ont été interdites jusqu’en 1960. Justine est son œuvre majeure, elle est tellement scabreuse qu’il la reniera quand elle sera publiée. Justine et sa sœur Juliette sont deux adolescentes orphelines et sans le sou. La plus âgée va très bien s’en sortir en étant tout sauf vertueuse. Justine, qui se fait appeler Thérèse tout le long, ne se départira jamais de sa vertu en dépit de ses malheurs qui vont s’enchainer dans une mécanique implacable. Bref, c’est du porno et du hard : viols à tous les étages, en réunion ou non, maisons incestueuses, couvent abritant des orgies sadiques, barbaries plus ou moins raffinées, et j’en passe. C’est indigeste comme du porno mais c’est écrit dans le langage châtié du XVIIIème. Si quelques culs apparaissent à la toute fin du roman, Thérèse ne nous conte que de dards, de temples impurs – par opposition à ceux de la reproduction – d’extases, de transports et de semences. Le tout, enfin, est agrémenté de sophismes à n’en plus finir car tous ces libertins sont de grands philosophes et justifient leurs « penchants sadistes ». Remis dans le contexte, ça fait parfois sourire.

Le coiffeur de Chateaubriand … Adrien Goetz

Le coiffeur de Chateaubriand ... Adrien Goetz
Résumé : Adolphe Pâques est coiffeur. Pas n(importe quel coiffeur : celui de François-René de Chateaubriand, le grand écrivain, l’ancien ministre, l’homme le plus célèbre d’Europe. Il est en train d’écrire ce qui sera les Mémoires d’outre-tombe sous la curiosité universelle. Notamment celle d’Adolphe, si fasciné par son client qu’il conserve tous ses cheveux coupés et s’en sert pour composer des tableaux… Arrive de Saint-Malo une jeune métisse, Sophie, qui s’insinue dans la relation entre le jeune coiffeur et le grand maître. Adolphe fait l’acquisition d’une arme à feu … Une rocambolesque histoire d’amour et de littérature s’engage.
Un roman historique qui n’a pas réussi à me transporter. Mon manque de référence sur cet auteur et le contexte ne m’a pas permis de saisir l’intimité des personnages. Déçue.

Dans lers forêts de Sibérie … Sylvain TESSON

Dans les forets de Siberie de Sylvain Tesson
Résumé : Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien de sera tout à fait perdu.
Après avoir entendu une interview de l’auteur et aimé sa répartie, je mettais beaucoup d’espoir dans ce livre. Malheureusement mes espoirs ont été déçus. Je n’ai pas trouvé dans ce récit l’intérêt que l’expérience aurait pu apporter. La description des magnifiques paysages ne suffit pas à relever le niveau des ivrogneries quasi permanentes de l’auteur et de ses voisins. Et les quelques réflexions qui valent la peine sont noyées parmi tant de banalités superficielles. Je me suis ennuyée et je suis déçue.

Parce que je t’aime – Guillaume Musso

Parce que je t'aime
Résumé : Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Brisés, ses parents finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, Layla est retrouvé à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent les interrogations. Où était Layla pendant toutes ces années ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?
Je voulais faire l’expérience de la lecture d’un Musso. Quelques jours de vacances m’en ont donné l’occasion. Ca m’a rappelé les romans-photos que je lisais dans « Nous Deux » à 12ans. Le scénario est très alambiqué et semble construit au fur et à mesure. C’est très facile à lire et plein de généralités. L’épilogue est improbable et décevant. Maintenant, je sais ce que c’est…

Soirée Sushi – Agnès Abécassis

Soirée Sushi
Résumé : Sushi (n. m.) : spécialité japonaise à base de poisson presque vivant roulé dans su riz froid, peu calorique (en tout cas moins qu’une pizza), apprécié des femmes souhaitant se donner bonne conscience. Dédaigné des adolescents qui lui préfèrent le hamburger (plus facile à mâcher), et les hommes qui lui préfèrent n’importe quoi recouvert de fromage, le sushi est un plat raffiné qui prend toute sa saveur avec de la sauce solo… heu soja. Traditionnellement on définit par « soirée sushi » la réunion de trois copines fraîchement célibataires, qui ont autant d’angoisses à propos de leurs ados et de potins sur leur ex à partager qu’il y a de graines de sésame sur un california maki. Et en plus, tout cela ne fait pas grossir. (On l’a dit, ou pas ?)
Ce petit livre sans prétention n’est pas ma tasse de thé ! Le style « parlé ados » et le récit enchevêtré donne un ensemble confus, fouillis et sans grand intérêt. Les idées et les personnages, résolument féminins, sont éculés et caricaturaux. L’ambiance m’a fait penser à celle des sitcoms : quelques traits d’humour font passer la médiocrité du propos.