Archives mensuelles : mars 2013

Notre Dame de Paris … Victor Hugo

Notre Dame de Paris de Victor Hugo
Résumé : Autour de Notre-Dame, dans la cité médiévale de Paris, s'agite une kyrielle de personnages très différents: Quasimodo, le bossu sonneur de cloches; Gringoire, le poète; Frollo, le sinistre archidiacre; Phoebus, le capitaine des archers du roi. Ils sont tous fascinés par la belle bohémienne Esméralda...
Honnêtement, j’étais totalement vierge de l’histoire. Je savais qu’il y avait Quasimodo, aperçu Antony Quinn dans le rôle quand j’étais petite, et qu’il y avait Belle, une jolie Bohémienne, de la comédie musicale que je n’ai pas vue. Et je suis fan de Hugo. Le personnage d’abord et son histoire, son aura. J’ai un beau souvenir de Quatre-vingt treize. J’aime surtout son théâtre. Romantique, excessif, avec des héroïnes magnifiques, des situations impossibles. Marie Tudor, Angelo Tyran de Padoue, Rhuis Blas (La folie des grandeurs). Déçue. Hugo pourtant, Hugo trop présent. Des intrusions d’auteur qui durent ; un chapitre entier sur l’architecture, l’imprimerie… Un plaisir de lire Hugo, mais le rythme de l’intrigue est cassé. Les hasards, construits, sont « trop ». On est à la limite de la vraisemblance pour pousser au tragiqu-issime. Je n’ai aimé aucun personnage. Je suis complètement passée à côté. Snif.

Syngué Sabour … Atiq Rahimi

Syngué sabour de Atiq Rahimi
Résumé : Syngué sabour, pierre de patience, dans la mythologie perse. Pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères... Et la pierre écoute tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate.
J’avais lu en 2008 ce prix Goncourt et été fort impressionnée par la force et la qualité de ce récit. C’est l’histoire d’une femme afghane qui dans l’horreur de la guerre à Kaboul reste au chevet de son mari blessé, grabataire dans le coma. Durant cette épreuve qui durera plusieurs semaines, elle se confie à lui, ose lui dévoiler ses pensées, ses déceptions ses regrets et aussi ses désirs intimes et lui dévoile les secrets jusqu’alors enfouis en elle. La vie et la place des femmes au sein de la famille dans ce pays, et aussi leur soumission complète à la domination masculine et au Coran, nous est relatée avec beaucoup de délicatesse. La Pierre de Patience « SYNGUE SABOUR » à qui toutes nos peines, tous nos secrets sont révélés éclate un jour et nous en sommes délivrés. Le film tiré par Atiq Rahimi lui-même de son roman lui est très fidèle. On y retrouve entre autre, cette très belle fin énigmatique qui peut susciter les interrogations et alimenter les échanges de points de vue. C’est le moment de voir le film…Allez y…=

L’idiot … Mickaïlovitch Dostoïevski

L'idiot de Mickaïlovitch Dostoïevski
Résumé : Le prince Muichkine arrive à Saint-Pétersbourg. Idiot de naissance parce qu'incapable d'agir, il est infiniment bon. Projeté dans un monde cupide, arriviste et passionnel, il l'illumine de son regard. Par sa générosité, tel le Christ, Léon Nicolaïevitch révélera le meilleur enfoui en chacun. La trop belle Anastasia, achetée cent mille roubles, retrouve la pureté, Gania Yvolguine le sens de l'honneur, et le sanglant Rogojine goûte, un instant, la fraternité. Dostoïevski voulait représenter l'homme positivement bon. Mais que peut-il face aux vices de la société, face à la passion ? Récit admirablement composé, riche en rebondissements extraordinaires, L'Idiot est à l'image de la Sainte Russie, vibrant et démesuré. Manifeste politique et credo de l'auteur, son oeuvre a été et restera un livre phare, car son héros est l'homme tendu vers le bien mais harcelé par le mal.
Il est écrit dans la préface que le roman russe accorde la place d’honneur aux rapports de l’individu avec lui-même ou avec Dieu. Il me semble en effet que cette littérature est très spéciale. Je n’ai lu que Guerre et Paix. L’écriture est très belle, simple plaisir de lire*. Et il y a cette atmosphère que je relie au théâtre de Tchekhov (Oncle Vania, Les trois sœurs, La mouette…) ; une tension permanente. Tous ces personnages complexes, détonants, se retrouvent dans des réunions bigarrées où éclatent les scandales, se confessent, se torturent l’âme et celle des autres. Douloureux, les rancœurs et les malaises affleurent… Cette société russe est peu légère, chacun est à-pic. On chemine avec eux et leur folie. On suit ce destin accepté trop sincèrement par l’Idiot : « Quiconque le voudrait pourrait le tromper, et quiconque l’aurait trompé serait assuré de son pardon ». Les rapports de l’individu avec lui-même étant ce qu’ils sont, c’est très actuel et ça nous parle de nous-mêmes.

Je vais mieux – David Foenkinos

Je vais mieux de David Foenkinos
Résumé : Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J ai tout essayé... J ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j ai fini par comprendre.
Toujours sous le charme de « la délicatesse » et attendrie par une interview « massacre » chez Ruquier j’ai eu envie de lire ce dernier livre de David Foenkinos ! Un peu déçue….. Le héros se débat entre ses souffrances physiques et ses tracas quotidiens (sa famille, son boulot, ses examens de santé) : la vie de tous les jours quoi ! et on en a vite « plein le dos » !