Archives mensuelles : novembre 2012

Une année chez les français … Fouad Laroui

Une année chez les français de Fouad Laroui
Résumé : C'est en 1970 que le ciel tombe sur la tête du petit Mehdi. Ébloui par l'intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève, son instituteur s'est battu pour lui obtenir une bourse dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca, réservé aux enfants des hauts fonctionnaires français et des familles les plus influentes du régime marocain. Pauvre, libre, heureux, Mehdi a passé ses dix premières années au pied de l'Atlas. Il n'envisageait rien d'autre que de continuer à jouir de l'existence. Du jour où son oncle l'abandonne à l'entrée du lycée, la découverte du mode de vie des Français est pour lui un véritable choc culturel. Entre "Le Petit Chose" et "Le Petit Nicolas", l'histoire émouvante et cocasse d'un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille.
Un récit dépaysant ! Le petit Mehdi nous transporte au Maroc plus de 40 ans en arrière et nous livre sa vision, naïve, du monde qu’il découvre. Un roman agréable, plein de l’innocence de cette enfant, sans jugement, ni parti-pris.

La gifle … Christos Tsiolkas

La gifle de Christos Tsiolkas
Résumé : Dans la banlieue de Melbourne, lors d’un barbecue, un homme donne une gifle à un enfant qui n’est pas le sien. Une révélation littéraire, un extraordinaire roman qui brasse avec une redoutable acuité les sujets les plus divers pour dresser un portrait sans concession de l’Australie d’aujourd’hui, dans la lignée de Jonathan Franzen, Don DeLillo ou Tom Wolfe. Dans une banlieue de Melbourne, de nos jours. Par une belle fin de journée d’été, famille et amis ont organisé un barbecue : de la nourriture grecque et indienne, du vin et de la bière en quantité, de la musique et des gens de tous les âges. Alors que les enfants entament une partie de cricket, une dispute éclate qui dégénère en bagarre. C’est alors qu’Harry, un adulte, gifle un enfant de quatre ans, Hugo. Cet incident va avoir des répercussions sur un certain nombre de personnes et sur huit en particulier : Hector et Aisha, les organisateurs du barbecue ; Harry, le cousin d’Hector, l’auteur de la gifle ; Rosie, la mère d’Hugo ; Anouk, une quadragénaire qui refuse d’être mère ; Manolis, un vieil immigré grec ; Connie et Richie, deux adolescents.
J’ai adoré et je le conseille vivement ! Comme son nom ne l’indique pas, Christos Tsiolkas est Australien et il nous décrit avec la gifle (qui n’a rien à voir avec le film de Pinoteau) une société post-moderne au bord de la crise de nerf dont le point de départ est une gifle donnée par un adulte à un enfant lors d’un BBQ entre amis et famille d’origine grecque. Tout y passe : la famille, l’amitié, l’éducation, la réussite professionnelle, les inégalités, la mort, les soucis de la jeunesse. Dans ce roman à plusieurs voix (chaque chapitre correspond à un personnage témoin), on suit la déflagration que provoque cette gifle, au travers de la vie de chacun, entre ceux qui la justifient, ceux qui la jugent inexcusable. Tous ont leurs secrets, leurs travers, leurs regrets, leurs aigreurs mais on se prend à les aimer tous, plus ou moins. On est ému avec le grand-père et les souvenirs de l’immigration grecque en Australie, on est attendri par les jeunes ados en mal d’amour, agacé par les quadras qui se fourvoient.

Quitte Rome ou meurs… Romain Sardou

Quite Rome ou meurs - Romain Sardou
Résumé : An 62 après J.-C. Néron règne en despote sur l'empire romain. Pour l'avoir offensé, le jeune patricien Marcus, condamné à mort, doit fuir Rome et ses plaisirs. Trahi par sa famille, coupé de ses partisans, Marcus n'a plus qu'un seul allié, le grand philosophe Sénèque, avec qui il entame une correspondance secrète. Tout en déjouant les pièges de ses poursuivants, Marcus, jusque-là frivole et impétueux, va être guidé par les lettres de son illustre ami vers la réponse à cette question essentielle : qu'est-ce que vivre et comment être heureux ?
Un roman épistolaire où se mêlent la philosophie de Sénèque et l’histoire antique de Rome sous Néron. Les questions philosophiques alimentent parfaitement le suspense et le déroulement de l’action. Instructif et distrayant.

Allumer le chat … Barbara Constantine

Allumer le chat ... Barbara Constantine
Résumé : Il se plante devant la porte ouverte, jambe écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s’annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner … - Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! Il n’a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. - Et pourquoi tu veux l’allumer, dis ? - Quand il me regarde, j’en ai marre… Je vais lui régler son compte à ce salopard !
Du pur Barbara Constantine. Une histoire pleine d’émotions cachées, de bons sentiments et d’affection avec juste une pointe de mauvaise manière et de malchance pour pimenter le récit. Ce n’est pas mon préféré mais c’est un très bon moment de lecture.