Archives mensuelles : juillet 2011

Des souris et des hommes … John Steinbeck

Des souris et des hommes de John Steinbeck
Résumé : « Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux. - Lâche-moi, cria-t-elle. Mais, lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez. - Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh ! j’vous en prie, ne faites pas ça. Georges se fâcherait. Elle se débattait vigoureusement sous ses mains … - Oh ! je vous en prie, ne faites pas ça supplia-t-il. Georges va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins. » John Steinbeck : Prix Nobel 1962
La deuxième lecture de ce classique ne m’a pas fait le même effet que la première fois. J’avais une quinzaine d’années, et ça avait été comme une révélation. Mais les années n’ont rien changé à la force de ce récit poignant. Les personnages sont tendres et brutaux à la fois ; les situations sont très simples et pourtant si complexes et le style limpide et sans fioritures est malgré tout grandiose. Excellent !

Quand souffle le vent du nord … Daniel Glattauer

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer
Résumé : Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.
Ce roman ne m’a pas passionné mais l’ambiance n’est pas désagréable. Je n’ai pas trouvé l’aspect «échange de mail» très bien rendu. Il y a des longueurs et les personnages manquent de charisme à mon goût. Cependant ce roman ouvre surement la voie vers un nouveau genre de huis-clos.

L’élégance du hérisson … Muriel Barbery

L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
Résumé : Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.
J’ai eu du mal à entrer dans ce livre. J’ai relu plusieurs fois certaines phrases sans vraiment les comprendre. Je ne connais pas grand-chose à la philosophie, aux grands auteurs, il me manque beaucoup de références et pourtant je n’ai pas regretté ma persévérance. C’est un livre qui m’a tirée et attirée vers le haut ; qui m’a amenée en douceur et avec élégance vers des strates supérieures de la pensée. Et j’ai aimé ça ! J’ai envie de lire Tolstoï, de découvrir le cinéma japonais et de planter un camélia. MERCI !

Délivrez-nous du mal … Romain Sardou

Délivrez-nous du mal
Résumé : Hiver 1288. Dans une paroisse isolée du Quercy, une troupe d’hommes en noir s’empare d’un enfant. Refusant d’admettre le pire, le prêtre du village, le père Aba, se lance à la poursuite des ravisseurs. Au même moment à Rome, l’éminent enquêteur Bénédict Gui accepte une nouvelle mission : retrouver un jeune homme employé par l’administration du pape. Lui aussi a été enlevé par des hommes en noir. Disparitions d’enfants qui se multiplient, archives escamotées, cardinaux assassinés… Dans ce Moyen Âge où le pouvoir de l’Eglise est plus fort que jamais, un drame se prépare.
Un livre passionnant ! Je suis entrée très vite dans l’histoire, dans l’époque et dans les lieux. C’est très bien écrit, le récit est limpide et le suspense total. Ce roman m’a fait penser au Nom de la Rose ou au Da Vinci Code : un subtil mélange d’histoire, de pouvoir, d’enquête et de religion. Je le conseille vivement.

Parce que je t’aime – Guillaume Musso

Parce que je t'aime
Résumé : Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Brisés, ses parents finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, Layla est retrouvé à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent les interrogations. Où était Layla pendant toutes ces années ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?
Je voulais faire l’expérience de la lecture d’un Musso. Quelques jours de vacances m’en ont donné l’occasion. Ca m’a rappelé les romans-photos que je lisais dans « Nous Deux » à 12ans. Le scénario est très alambiqué et semble construit au fur et à mesure. C’est très facile à lire et plein de généralités. L’épilogue est improbable et décevant. Maintenant, je sais ce que c’est…

Dernières nouvelles des oiseaux – Erik Orsenna

Dernières nouvelles des oiseaux
Résumé : Ce soir-là, le président présidait une remise de prix au lycée de H. Dès le cinquième très bon élève, il bailla. Tandis que se poursuivait l’éprouvante cérémonie, l’idée arriva dans son cerveau et, s’y trouvant bien sans doute, commença de germer. Une idée simple, une idée scandaleuse. D’accord, il faut récompenser les très bons élèves, mais pour quelle raison ceux que je vois ce soir monter un à un sur la scène sont-ils tellement ennuyeux ? […] Pourquoi ne pas couronner d’autres enfants, des talents cachés, des passionnés qui explorent sans relâche, qui ne supportent que la liberté, que les devoirs qu’ils se donnent eux-mêmes ?
Un livre pour enfants (10/15 ans) sur la passion et l’esprit d’équipe. C’est beau, c’est intelligent, c’est dépaysant, plein d’humour et d’espoir.