Archives mensuelles : juin 2011

Un très grand amour – Franz-Olivier Giesbert

Un très grand amour
Résumé : Sur son lit de souffrance, quelques semaines avant de mourir, maman m’avait mis en garde : « Qu’est-ce que c’est bête, un homme. - Je ne comprends pas. - C’est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme. » Je me souviens que j’avais hoché la tête. Encore une promesse que je n’ai pas tenue. Je suis toujours resté à l’affût. Même quand j’étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un « accroissement de nous-mêmes ».
Ce « roman » ne m’a pas vraiment intéressée. Pourtant c’est bien écrit et il y a quelques réflexions bien tournées… Mais l’ensemble m’a paru vide. Les relations du narrateur avec les femmes sont désagréables et faussement respectueuses. Sa misogynie et son égoïsme transpirent de façon impudique. Son très grand amour n’est en fait que son amour de lui-même et son besoin de séduire. Si c’est une forme d’humour, le mien s’arrête sans doute là !

A Mélie, sans mélo – Babara Constantine

A Mélie, sans mélo
Résumé : Mélie, soixante-douze ans vit seule à la campagne. Pour la première fois sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Durant tout l’été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique… Et puis comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !
Un petit livre, simple, gai, léger, rafraîchissant et sans prétention : comme un conte de fées moderne, où le romantisme et la simplicité sont rois. Je suis très vite rentrée dans l’histoire, pour ne plus avoir envie de la lâcher. Il est écrit de façon direct et efficace et se lit donc très vite et sans difficulté. Le rythme soutenu m’a maintenu en haleine jusqu’à la dernière ligne, bien que l’histoire ne ménage pas un suspense énorme. Un livre de détente idéale pour la plage ou les séjours à la campagne !

Le Goût des pépins de pomme – Katharina Hagena

Le Goût des pépins de pomme
Résumé : A la mort de bertha, ses trois filles et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin, ses souvenirs font resurgir l’histoire émouvante et tragique de trois générations de femmes. Un grand roman sur le souvenir et l’oubli.
"C’est l’histoire de trois générations de femmes : filles, sœurs, mères, tantes, grand-mère… dans un petit village allemand. J’ai eu beaucoup de difficultés à rentrer dans cette famille ! Le récit est inégal, et les descriptions très longues ne sont pas toujours efficaces. Finalement, l’accélération des derniers chapitres m’a laissée sur une bonne impression. J’ai aimé certain passage où on entrevoit la façon dont la guerre a été vécu par cette famille allemande ; et le rapport ambigu parfois avec le nazisme. Globalement c’est un livre que j’ai trouvé pas mal, mais sans plus !