Archives mensuelles : mai 2011

La délicatesse – David Foenkinos

La délicatesse
Résumé : "François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire encore : chez les beaux-parents. finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaux esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, c'est parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse... - Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité."
Un livre comme je les aime : suffisamment léger pour ne pas me hanter et juste assez profond pour m’amener à m'interroger. Un livre parfait pour un week-end ou des vacances... tout en délicatesse !

Le Montespan – Jean Teulé

Le Montespan
Résumé : Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan… Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…
Encore une vrai réussite de Jean Teulé : le récit est passionnant, authentique, émouvant et romanesque à souhait. L’auteur nous emmène au cœur du règne de Louis XIV, sans nous épargner les détails repoussants et croustillants de la vie quotidienne de l’époque. Le Montespan est un personnage attachant, romantique et chevaleresque à la fois. Je ne suis pas une passionnée des romans historiques, mais celui-ci m’a transporté dans le temps… un vrai plaisir !

L’homme qui m’aimait tout bas – Eric Fottorino

L'homme qui m'aimait tout bas
Résumé : Mon père s’est tué d’une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m’a donné son nom, m’a transmis sa joie de vivre, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. Kinésithérapeute, il travaillait « à l’ancienne », ne s’exprimait qu’avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l’instant ultime où s’affirma sa liberté, sans explication. « Ce sont les mots qui ne sont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil », écrivit un jour Montherlant. Mon père m’a laissé mes mots et la force d’écrire ces pages pour lui dire mon attachement.
J’ai vu ce livre comme un témoignage des rapports parents/enfants, en particulier Père / Fils, vu du point de vu de l’auteur. Il y est question d’abandon, d’adoption, de mixité des origines et de diffuclté de communication. C’est joli est bien écrit mais je n’ai pas été passionné par ce récit !

Indignez-vous – Stéphane Hessel

Indignez-vous
Résumé : 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré́ il y a soixante six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé́ des camps de Buchenwald et de Dora, corédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé́ à la dignité́ d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur ! Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation. » Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité́ sociale… Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration.
Un très court texte à relire de temps en temps pour se recentrer sur ce qui est vraiment important. Un éloge de la tolérance, la non-violence et l’engagement !

Le magasin des suicides – Jean Teulé

Le magasin des suicides
Résumé : Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre …
Une fable futuriste, loufoque et drôle. J’ai été très vite happée par le récit créatif et plein d’humour, les personnages attachants et caricaturaux. Un petit Roman d’amour et d’espoir, dans la déprime !!!

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Résumé : Tandis que Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale, Juliet Ashton, jeune écrivain, compte ses admirateurs par milliers. Parmi eux, un certain Dawsey, habitant de l'île de Guernesey, qui évoque au hasard de son courrier l'existence d'un club de lecture au nom étrange : "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates"... Passionnée par le destin de cette île coupée du monde, Juliet entame une correspondance intime avec les membres de cette communauté. Et découvre les moyens fantaisistes grâce auxquels ces amis bibliophiles ont résisté à l'invasion et à la tragédie. Jusqu'au jour où, à son tour, la page d'un nouveau roman vient de s'ouvrir, peut-être aussi celle d'une nouvelle vie...
Un livre étonnant, tout à fait délicieux : Grave et léger, noir et fleuri, triste et enjoué ... C'est un récit sous forme de recueil de correspondances qui m'a tout d'abord déstabilisé, pour finalement donner toute sa force à l'histoire et l'attachement aux personnages. Vraiment très plaisant, je le recommande vivement.